Les tribulations professionnelles d'une obstinée

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Chômage en France

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mardi, juillet 28 2009

La baisse du chômage reçue avec prudence !

image Le chômage diminue !! C'est surprennent !! Je me demande toujours comment ils font leurs calculs !!

Le nombre de chômeurs a diminué de 18.600 en juin, mais augmenté de 9.200 si l'on tient compte des personnes en activité réduite. La majorité salue ce léger mieux mais évite tout triomphalisme.

Le gouvernement a annoncé, lundi 27 juillet, une baisse surprise du nombre de chômeurs pour le mois de juin: le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A et sans aucune activité a diminué de 18.600 en métropole (-0,7%), à 2,524 millions. Un chiffre à nuancer, car le nombre de demandeurs d'emploi a légèrement progressé (+9.200, à 3,634 millions) si l'on inclut les chômeurs exerçant une activité réduite.

Après onze hausses consécutives...

Après onze hausses consécutives, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a salué une "bonne surprise", mais a prévenu que les mois à venir resteraient difficiles. "Même une reprise graduelle de l'activité ne devrait pas se traduire par un repli immédiat du chômage", a ajouté la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a lui estimé que ces chiffres devaient être "reçus comme un encouragement" à poursuivre la politique du gouvernement en matière d'emploi, mais qu'il ne s'agissait "en aucun cas de crier victoire".

Par rapport à juin 2008, le nombre d'inscrits est en hausse de 25,7%, et de 35% pour les moins de 25 ans. Depuis le début de l'année, la moyenne des nouveaux inscrits oscillait entre 50.000 et 80.000 tous les mois, avec un pic à +104.000 en janvier.

La France risque d'enregistrer 639.000 chômeurs de plus cette année (inscrits en catégories A+B+C et dispensés de recherche d'emploi) si le PIB recule de 3%, selon les nouvelles prévisions de l'Assurance-chômage (Unedic) diffusées fin mai. Quant au taux de chômage, il devrait continuer à fortement progresser pour avoisiner les 10% en fin d'année, selon l'Insee, la Commission européenne ou encore l'OCDE.

Source et date de l'article www.LeChallenge.fr 28.07.09

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jeudi, mars 26 2009

France / Le chômage s'accroît, 79.900 demandeurs d'emploi de plus en février

image La crise fait beaucoup de dégâts !! Un travail au jour d'aujourd'hui vaut très chère !! J'ai une pensé pour toutes ces personnes qui ont perdu leurs travail. Le chômage est difficile à vivre mais il y a toujours une sortie du tunnel !

La crise économique dévaste le marché de l'emploi. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a encore grimpé en février de 79.900 en métropole à 2,38 millions, après avoir explosé à 87.100 en janvier. Le chiffre d'inscrits atteint désormais 3,4 millions en comptant ceux exerçant une activité réduite pour garder un pied dans le monde du travail, a annoncé mercredi le ministère de l'Emploi. Ces derniers qui constituent près d'un tiers de la masse du Pôle emploi (1,01 million fin février) bénéficient d'emplois peu ou non qualifiés et précaires.

Les données sur les demandeurs d'emploi sont maintenant présentées en cinq nouvelles catégories statistiques (A, B, C, D, E), qui remplacent les huit anciennes catégories (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) sans recouvrir les mêmes réalités. En janvier, cette catégorie aurait comporté 100.400 inscrits en plus si le nouveau comptage avait été appliqué. Depuis septembre 2008, la progression des inscriptions au chômage approche 330.000 dans la catégorie A.

D'après la ministre de l'Économie Christine Lagarde, "c'est une hausse un peu moins forte qu'en janvier, mais très significative", et elle reflète "la crise économique et financière mondiale qui pèsera sur l'emploi pendant toute l'année 2009". En janvier, la hausse des inscrits dans l'ancienne catégorie 1, à la recherche d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois, a atteint 86.900 (estimation révisée), un record absolu de progression.

"Lourd tribut à la crise"

En incluant ceux exerçant une activité réduite (catégories B et C), au total 3,4 millions de Français (3,6 millions avec les départements d'outre-mer) étaient inscrits à Pôle emploi fin février et tenus de faire des "actes positifs de recherche d'emploi", soit une hausse de 2,4 % (+ 80.800) sur un mois et de 10,4 % sur un an. La hausse des inscriptions a été plus marquée en février pour les hommes (+ 3,2 % sur un mois pour les catégories A, B, C) que pour les femmes (+ 1,7 %) en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Pour les jeunes, l'augmentation a été nettement plus forte que pour les autres tranches d'âge (+ 3,9 % sur un mois pour les catégories A, B, C, à 579.200, + 21,6 % sur un an).

Cette hausse du chômage, qui frappe davantage les jeunes et les hommes, reflète aussi la précarité plus grande du marché où la proportion accrue de CDD et d'intérimaires permet des ajustements plus rapides des effectifs. Environ un tiers des nouvelles inscriptions provient de fins de mission d'intérim ou de CDD. Même si elles ne représentent que 4 % du total, les entrées au chômage après un licenciement économique grimpent (+ 31,4 % sur un an).

Disant avoir "peur qu'on ne soit devant quelques mois assez violents", le président de l'Unedic, Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), a observé : "La vitesse de la croissance du chômage n'a rien à voir avec les modèles antérieurs, notamment ce qui s'est passé en 1993." Face à ce "lourd tribut à la crise", la CFDT a réclamé "des réponses à la hauteur" du patronat et du gouvernement, et le MNCP (chômeurs) a demandé "un plan d'urgence" financé par la suppression du bouclier fiscal. Dans le même temps, le personnel de Pôle emploi, en pleine réorganisation après la fusion ANPE-Assedic imposée par le gouvernement, peine également à faire face. Des renforts seront annoncés "dans les tout prochains jours", a précisé le secrétaire d'État à l'emploi Laurent Wauquiez.

Source et date de l'article Le Point.fr 25.03.09

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jeudi, mars 12 2009

L'Unedic prévoit autour de 400.000 chômeurs supplémentaires cette année !

image La situation de l'emploi est vraiment grave. Le fait d'avoir un job aujourd'hui c'est presque un luxe !

Selon les dernières prévisions de l'Unedic, rendues publiques hier, 2009 sera pire que 1992, le régime d'assurance-chômage prévoyant entre 375.000 et 454.000 chômeurs supplémentaires. Ses comptes vireront au rouge à la fin de l'année.

Le pire est-il passé, ou l'Unedic est-elle encore trop optimiste ? Selon le régime paritaire d'assurance-chômage, qui a réuni son bureau hier pour actualiser ses prévisions, ce ne seraient pas 282.000, mais entre 375.000 et 454.000 demandeurs d'emploi (immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins d'un mi-temps dans le mois) qui viendraient grossir les rangs des inscrits à Pôle emploi cette année.

Une dégradation qui tient compte d'une évolution du PIB révisée à la baisse, à - 1,5 %, voire - 1,8 % et non plus à - 1 %. A titre de comparaison, le pic historique de 1992 n'avait pas dépassé les 300.000 demandeurs d'emplois supplémentaires en un an.

Paradoxalement peu

C'est beaucoup, et c'est pourtant paradoxalement peu : avec 90.000 chômeurs supplémentaires, le record historique de janvier absorbe une grosse partie de la dégradation supplémentaire annoncée par l'Unedic pour toute l'année. Cela signifierait donc que janvier a été le pic de la crise, l'Unedic prévoyant de fait un très net ralentissement des nouvelles inscriptions à Pôle emploi. En 2010, l'assurance-chômage prévoit au moins 117.000 nouveaux demandeurs d'emploi. Du fait de l'incertitude économique, le bureau de l'Unedic n'a pas tranché entre ces scénarios car comme les premiers retours sur les inscriptions au chômage de début mars « ne sont pas très bons », il reprendra ses prévisions en avril.

Pas de baisse de cotisation

Optimiste ou pas, la prévision du régime confirme la spécificité de la crise, qui touche de plein fouet les salariés les plus précaires. Des salariés qui seront nombreux à passer entre les mailles de la réforme de l'assurance-chômage qui entrera en vigueur le 1er avril (« Les Echos » du 9 mars). Dans le nouveau scénario de l'Unedic, l'effectif de chômeurs indemnisés par l'assurance-chômage n'augmentera en effet que de 10.000 à 40.000 par rapport au scénario « soft » d'une baisse de 1 % du PIB, le reste venant pour l'essentiel gonfler le régime de solidarité financé par l'Etat et le RMI. Du fait d'une quasi-stagnation des contributions des employeurs et des salariés, les comptes annuels de l'assurance-chômage vont passer dans le rouge dès la fin de 2009, avec un déficit d'au moins 14 millions d'euros, avant de plonger à au moins 2,5 milliards en 2010. N'en déplaise à la CGPME, il n'y aura donc évidemment pas de baisse de cotisation.

Source et date de l'article LesEchos.fr 12.03.09

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dimanche, septembre 28 2008

Une très forte hausse du nombre de chômeurs en août !

image Article intéressant sur Rue89 Laurent Wauquiez a avancé le chiffre de 30 à 40.000 demandeurs d'emploi supplémentaires pour le mois d'août. Il organisera lundi une «réunion de crise» avec tous les services de l'emploi.

«Les chiffres du chômage seront très mauvais et beaucoup plus qu'avant». Vendredi matin sur RMC, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez a confirmé ce qu'annonçaient déjà plusieurs médias dès la veille. L'évolution du nombre de demandeurs d'emploi en août devrait être de «30 à 40.000 chômeurs de plus». Si le chiffre de 40.000 devait être atteint, il s'agirait, selon le site internet Rue89, du plus mauvais chiffre mensuel depuis 1993. Effectivement, selon les informations communiquées par l'Insee, le nombre de demandeurs d'emploi avait progressé en mars 1993 de 54.600, un chiffre depuis inégalé. Si la hausse devait concerner au moins 30.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, il s'agirait de la plus forte progression depuis septembre 2003. Le chiffre officiel doit être annoncé en début de semaine prochaine.

À titre de comparaison, en juillet, le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1* avait enregistré une hausse mensuelle de 2.100 demandeurs d'emplois, soit 1,9 million demandeurs d'emploi au total. Il s'agissait de la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE depuis le début de l'année et la troisième hausse consécutive depuis mai. À l'époque, la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, avait pourtant salué «la poursuite de la décrue du chômage, quoique à un rythme plus faible».

Laurent Wauquiez a par ailleurs annoncé qu'avec Christine Lagarde, il réunirait «dès lundi» une «réunion de crise» avec «l'ensemble des services concernés par l'emploi, l'ANPE-Assedic bien-sûr, mais aussi l'Afpa (formation professionnelle), les collectivités locales qui sont partenaires». «Il faut être lucide, il n'y a pas de miracle, la situation économique internationale est très dure, elle va nécessairement avoir un impact sur la situation de l'emploi et du chômage», a affirmé le ministre.

Le taux de chômage au sens du BIT a stagné à 7,2% de la population active en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre 2008, touchant plus de deux millions de personnes, et à 7,6% si l'on inclut les départements d'outre-mer (Dom), selon des chiffres publiés début septembre par l'Insee.

* La catégorie 1 de l'ANPE, qui sert de baromètre officiel depuis 1995, ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.

Source et date de l'article Le Figaro.fr 26.09.08

dimanche, septembre 14 2008

Chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail !

image J'ai trouvé cet article sur un blog que j'ai mis en lien en-bas de l'article. Je trouve que la personne qui l'a écrit explique bien le problème. Il est incroyable de se dire que des personnes travaillent et qu'ils n'ont pas assez pour vivre !

Le RSA que le gouvernement veut mettre en place n’est pas une avancée sociale.

Le nombre de travailleurs pauvres va encore augmenter, et plus de personnes encore seront touchées par la précarité et l’exclusion. Le cadeau est pour une partie du patronat, qui va accentuer une politique de trappe à bas salaire et de précarisation de l’emploi.

Quand au financement de cette « politique de solidarité » elle va peser essentiellement sur l’assurance vie, souscrite par 12 millions de français. Pendant ce temps les plus riches sont épargnés et continuent de profiter des exonérations et déductions fiscales et du paquet fiscal de 15 milliards de l’été dernier. Le gouvernement essaye de nous faire croire que « les caisses sont vides ».

Alors que de l’argent pour l’emploi, il y en a. 65 Milliards d’euros sont dépensés chaque année en exonérations de cotisations et de cadeaux aux employeurs. Il est temps d’instaurer une modulation des cotisations qui favoriserait les entreprises créant de l’emploi stable, et qui pénaliserait celles qui génèrent précarité et chômage. Le chômage et la précarité ne sont pas une fatalité, tous ensemble nous pouvons les faire reculer.

Source et date de l'article CGT chômeurs 06.09.08

lundi, juillet 21 2008

L'Assemblée adopte le projet de loi sur le contrôle des chômeurs

image L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi en première lecture le projet de loi sur "les droits et devoirs des demandeurs d'emplois", qui prévoit des sanctions en cas de refus de deux "offres raisonnables d'emploi". Le texte avait été voté par le Sénat le 25 juin dernier.

Annoncé en mai dernier par le gouvernement, ce dispositif a provoqué un tollé parmi les syndicats qui estiment que cela revient à considérer que "les demandeurs d'emploi sont des paresseux", pour FO, ou encore qu'une telle mesure "entre en contradiction avec l'accompagnement personnalisé par une personne référante", selon la CFTC. Dans un communiqué diffusé vendredi, la CGT déclare que "les privés d'emploi passent du statut de victime de la politique de l'emploi des entreprises à un statut de coupable d'être au chômage".

L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre ce texte "inutile", "dangereux" et "humiliant pour les demandeurs d'emploi", selon Michel Issindou (PS). "Avec ce texte, nous basculons enfin dans l'ère de l'accompagnement personnalisé", a au contraire estimé le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.

Destiné à atteindre l'objectif gouvernemental d'un taux de chômage de 5% en 2012, et à lutter contre les abus, le texte définit cette "offre raisonnable d'emploi" sur la base du projet personnalisé du demandeur d'emploi. Dans le cas d'un chômeur inscrit depuis plus de trois mois à l'ANPE, l'offre est jugée "raisonnable" si elle est "compatible avec ses qualifications" et que l'emploi est "rémunéré à au moins 95 % du salaire antérieurement perçu". Ce taux est porté à 85% après six mois d'inscription. Au bout d'un an, est considéré comme raisonnable un emploi rémunéré à hauteur des indemnités chômage versées par les Assedic.

Lorsque le demandeur est inscrit depuis plus de six mois, est considérée comme "raisonnable" une offre d'emploi "entraînant un temps de trajet en transport en commun, entre le domicile et le lieu de travail, d'une durée maximale d'une heure ou une distance à parcourir d'au plus 30 kilomètres".

Le service public de l'emploi pourra radier le chômeur qui refusera "sans motif légitime" cette "offre raisonnable d'emploi" à deux reprises, ainsi que celui qui "refuse de définir ou d'actualiser" son projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE).

Selon Julien Dray, porte-parole du parti socialiste, l'adoption de ce texte "restera dans les mémoires comme le point final d'un plan minutieusement préparé par l'UMP, et consistant imposer ses fausses évidences néo-libérales au droit social français".

Un amendement voté par les députés prévoit la création d'un médiateur pour régler les conflits entre les chômeurs et le service public de l'emploi. Un autre garantit qu'aucun chômeur ne pourra être contraint de travailler à temps partiel si son PPAE prévoit qu'il recherche un travail à temps plein.

Les députés ont enfin profité du débat pour voter un amendement qui supprime progressivement la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans, jusqu'à la supprimer définitivement en 2012. Cette mesure fait partie du plan gouvernemental pour l'emploi des seniors. '' Le texte, sur lequel l'urgence a été déclarée, doit être adopté définitivement la semaine prochaine.''

"La période d'été sera encore celle choisie par le pouvoir pour infliger un nouveau coup dur pour les salariés, les retraités et les demandeurs d'emploi", a réagi la CGT.

"Avec l'adoption de la loi sur l'offre raisonnable d'emploi et la suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi pour les demandeurs d'emploi de plus de 57 ans et demi, le pouvoir poursuit sa politique répressive avec un seul objectif: faire chuter le chiffre du chômage à 5%, même si cela doit passer par l'appauvrissement d'une partie de la population", poursuit la première organisation syndicale de France.

Pour elle, "les privés d'emploi passent du statut de victime de la politique de l'emploi des entreprises à un statut de coupable d'être au chômage".

Source et date de l'article NouvelObs.com 18.07.08

jeudi, mars 27 2008

Le chômage repart à la baisse en février

imageVoici les derniers résultats du chômage en France. Le chômage est reparti à la baisse en février en France après sa hausse surprise du mois précédent, selon les données publiées par le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi. Le nombre de demandeurs d'un emploi à plein temps et à durée indéterminée a baissé de 0,7% le mois dernier (-13.700 personnes) à 1.896.800, après une hausse de même ampleur en janvier. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, se réjouit de cette diminution qui, dit-elle dans un communiqué, confirme une "orientation toujours favorable du marché du travail en France". Elle souligne en outre que "le repli ininterrompu du nombre de chômeurs de longue durée se poursuit" avec un recul de 1,0% en février à 486.100. Le Premier ministre, François Fillon, avait assuré mercredi devant la représentation nationale que la baisse du chômage se poursuivrait au cours de l'année 2008 en dépit du ralentissement de l'économie. Sur un an, le nombre de chômeurs de catégorie 1 a baissé de 8,2% et le nombre de chômeurs de longue durée a reculé de 18,5%. Les chiffres publiés par le ministère prennent en compte les personnes à la recherche d'un emploi à plein temps et à durée indéterminée dont l'activité réduite a été inférieure à 78 heures dans le mois.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 avait augmenté de 0,7% en janvier (+13.200) après plusieurs mois de baisse continue (-9.800 personnes en décembre, -12.500 en novembre, -23.000 en octobre et -28.000 en septembre). La baisse de février concerne aussi bien les hommes (-0,8%) que les femmes (-0,7%), les moins de 25 ans (-0,1%), les 25 à 49 ans (-0,8%) et les 50 ans ou plus (-0,9%).

Dans son communiqué, Christine Lagarde note que cette amélioration du marché du travail est cohérente avec plusieurs indicateurs récents bien orientés, ainsi la production industrielle, la consommation des ménages ou le climat des affaires dans l'industrie. La production industrielle a augmenté de 1,2% en janvier, la consommation des ménages de 1,2% également en février et le moral des industriels a rebondi en mars après trois mois de baisse, selon les statistiques publiées par l'Insee. Les chiffres sur les demandeurs d'emplois ne comprennent pas d'estimation du taux de chômage au sens du Bureau international du Travail conformément à la décision prise par l'Insee de ne plus publier de série mensuelle de chômage au sens du BIT sur la base des conclusions d'un rapport commandé par le gouvernement en juin 2007 pour trouver une issue à une polémique sur la fiabilité des chiffres du chômage.

L'Insee a en revanche fait état le 6 mars d'un taux de chômage à 7,8% de la population active (7,5% en France métropolitaine) au quatrième trimestre 2007 au sens du BIT, sur la base d'une nouvelle méthode d'estimation à partir d'une enquête de terrain, l'Enquête emploi. Ce taux de 7,5% pour la France métropolitaine est le plus faible depuis 1983 mais les économistes s'attendent à une stabilisation cette année dans un contexte de ralentissement de la croissance. Le gouvernement vient de revoir à la baisse sa prévision de croissance économique, à 1,7-2,0% au lieu d'une fourchette précédente de 2,0-2,5% et contre 1,9% en 2007. Christine Lagarde indique dans son communiqué qu'elle va, avec son nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez, poursuivre les réformes structurelles sur le marché de l'emploi, "notamment la réforme de la formation professionnelle lancée en février avec pour principal objectif l'amélioration de la formation des demandeurs d'emploi et des jeunes".

Source et date de l'article / Le 27 mars 2008 Le Point.fr

jeudi, mars 6 2008

Le chômage en France / quatrième trimestre 2007

imageJe souhaite par cette catégorie mieux comprendre le système français. Je pense que pour savoir combien il y a de chômeurs et chômeuses cela est aussi complexe qu'en Suisse !

Le taux de chômage pour l'ensemble de la France métropolitaine et des départements d'Outre-mer s'établissait à 7,8% de la population active au quatrième trimestre 2007, traduisant une baisse de 0,8 point sur un an, selon les chiffres publiés par l'INSEE jeudi matin.

Pour la seule France métropolitaine, au quatrième trimestre 2007, ce taux est de 7,5% de la population active, soit 2,1 millions de personnes, selon l'Institut national de la Statistique. C'est le plus bas taux de chômage enregistré depuis le quatrième trimestre de 1983, soit 25 ans.

Ceci constitue un recul de 0,3 point par rapport aux données révisées du troisième trimestre 2007 qui établissait le taux de chômage en France métropolitaine à 7,8%.

En revanche, le taux des personnes ayant un emploi, mais sous-employées, est en hausse, passant sur un an de 5,3% à 5,6%, soit 1,4 million de salariés en situation précaire. Au premier trimestre 2003, le taux des salariés sous-employés était de 4,7%.

Selon l'INSEE, "le sous-emploi recouvre les personnes qui ont un emploi à temps partiel, qui souhaitent travailler plus d'heures, et qui sont disponibles pour le faire ou qui cherchent à le faire. Sont également incluses dans le sous-emploi les personnes ayant involontairement travaillé moins que d'habitude", par exemple ayant connu une période de chômage technique.

Nicolas Sarkozy a salué la baisse du chômage, la qualifiant de "très bonne nouvelle pour l'économie française". A 7,5% de la population active fin 2007, selon l'INSEE, "le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 25 ans", a souligné le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Vesoul, en Haute-Saône. "J'en tire la conviction qu'il faut continuer à réhabiliter le travail."

"Je souhaite que la France revienne au plein emploi (...) Il n'y a pas lieu à polémiquer, il y a lieu à continuer. Cette stratégie économique porte ses fruits", a lancé Nicolas Sarkozy.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est également félicité de cette "baisse significative du taux de chômage" dans un communiqué diffusé jeudi en milieu de matinée. Selon la ministre, "ce chiffre (...) traduit une amélioration structurelle sensible du marché du travail".

Christine Lagarde se dit "confiante dans la poursuite de cette évolution, qui devrait continuer à tirer profit des évolutions de l'économie française et de l'amélioration du fonctionnement du marché du travail". La ministre confirme par ailleurs l'objectif du gouvernement "de parvenir à un taux de chômage de 5% et à un taux d'emploi de 70% en 2012".

"Le gouvernement tente de s'attribuer cette baisse du chômage, après avoir été silencieux sur la hausse du mois de février", estime de son côté le Parti socialiste dans un communiqué diffusé jeudi.

"La vérité est que le gouvernement n'y est pour rien", selon le PS qui explique que cette baisse est notamment "la conséquence" du fait que "le nombre de départs en retraite aujourd'hui est tel qu'il suffit d'une croissance de 1,8% pour faire reculer le chômage".

Par ailleurs, estime le PS, "la création d'emplois repose sur des emplois peu qualifiés et à temps très partiel (en particulier dans le secteur des services à la personne avec 15 heures par semaine en moyenne)", alors que "dans le même temps, ce sont près de 110.000 emplois industriels qui ont été supprimés depuis 2006". AP image

Source de l'article Nouvel OBS.com Liens intéressants : chômage en France Assurance chômage