imageDe juin 2006 à juin 2007 j’ai eu un emploi temporaire. J’avais un poste d’archiviste dans une Fondation de cinéma. On m’a proposé ce poste le jour même de ma fin de droit au chômage. J’ai eu de la chance ! J’étais payée par l’état de Genève mais je devais continuer à faire des recherches d’emplois. Durant un an, j’avoue que j’ai un peu oublié que j’étais toujours au chômage. Je faisais mes recherches mais un peu comme un robot. Pour une fois depuis longtemps j’avais un job que j’aimais bien. Je découvrais le monde du cinéma, du livre et du théâtre. François est la personne qui était à ce poste avant moi mais malheureusement il a eu un problème de santé. On m’a donc proposé ce job. Durant trois mois, j’étais seule et ensuite François est revenu. JL (Président de la Fondation) est un monsieur de 73 ans. Très gentil mais pas toujours facile de travailler avec lui. Il est encore très vif et il déborde d’idées. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler dans cette Fondation car j’ai découvert pleins de domaines.

Mon collègue François un personnage hors du commun et pas facile à vivre. La Fondation se trouve dans un petit studio en dessous de l’appartement de JL. Nous étions tout le temps ensembles. J’ai passé de bons moments avec François malheureusement il était difficile à supporter. Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails mais cela concerne son hygiène et d’autres problèmes plus psychologiques. En plus, entre lui et JL (Président de la Fondation) s’était souvent très tendus. J’étais là pour calmer le jeu. Finalement, trois ou quatre mois avant la fin de mon contrat j’ai dis à JL de faire quelque chose avec François sinon c’était moi qui partais. Finalement, François a du partir. Le problème dans cette Fondation c’est que JL est totalement dépassé par le monde informatique. En plus, Il me disait toujours « Marie il faut être systématique et faire des catégories » mais la moitié du temps je ne retrouvais pas certains papiers rangés par ces soins. JL était un peu comme mon grand-père mais avec le temps le fait d'être gentil et de me dire "il est vieux donc il faut être patiente" et bien je n'en pouvais plus. En plus, JL dans son parcours professionnel a fais prof de français. Donc, j’avais chaque fois droit à une petite remarque. J’avais beau lui expliquer mon parcours. Quand mon contrat est arrivé à la fin au mois de juin 2007 j’ai décidé de continué à travailler un peu à la Fondation. Tout cela pour lui rendre service. Il me donnait un peu d’argent. Malheureusement, au mois de janvier 2008 j’ai dis STOP et j’ai tout arrêté ! Je ne pouvais plus supporter cette ambiance. Il est difficile de travailler avec une personne qui a toujours raison et qui oublie beaucoup. Je vous raconte cette histoire pour vous dire que je garde le positif de cette histoire. La découverte d’un nouveau métier. Connaître le monde du cinéma, du livre et du théâtre.

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