Les tribulations professionnelles d'une obstinée

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vendredi, février 29 2008

Livret scolaire

image Cette semaine j’ai regardé mon livet scolaire. Cela fait très étrange de se plonger dans ses souvenirs. En fait, il y a deux semaines je suis allée voir mon nouveau conseiller au chômage et nous avons parlé de mes problèmes de français et de maths. Il regarde un peu depuis quand je suis au chômage et la il ose me dire « Je trouve que vous avez perdu beaucoup de temps ! » Je rêve ! Ensuite, je lui dis « durant les deux premières années de chômage j’ai demandé un cours de français. » Il regarde sur l’ordinateur et la il me dit « oui effectivement mais le seul problème c’est que c’était un cour pour non francophone ! » Heureusement, j’arrive à ne pas vivre dans le passé. Je constat juste tout se qui m’est arrivée. Ensuite, il décide de m’envoyer faire une dictée dans une association pour problème de français. Je fais ma dictée et la dame qui me reçois me dit « il y a effectivement des problèmes mais ici vous allez vous embêter ! » En fait, mon conseiller m’a envoyé dans une association pour non francophone ! Décidément, il est vraiment difficile de trouver un cours pour francophone ! Se n’est pas possible ! On dirait que personne de langue maternelle française ne fait de fautes d’orthographes. Cela n’est déjà pas facile de reconnaître qu’on a un problème pour écrire. Lundi 25 février 2008 au matin, je me promène sur le site internet de l’ORP et je vais sur «le catalogue des mesures d’insertion.» Là, je découvre un cours à l’Université Ouvrière de Genève (UOG). Titre du cours « Atelier permanent de formation continue » domaine remise à niveau. Je suis très énervée ! J’écris un mail à la personne responsable du cours et la réponse est « le cours me conviendrait tout à fait ! » Enfin, une réponse positive ! Je m’inscris pour les tests de ce lundi. En plus, les remises à niveaux concernent le français et les maths. J’informe de suite mon conseiller pour lui dire que j’ai trouvé le cours qui me convient ! Sa réponse est arrivée deux jours plus tard, ok pour les tests mais ensuite il faut que l’université m’envoie une offre pour un cours. Cela ne le dérange que j’ai trouvé le cours par moi-même. En plus, c’est un cours connu ! Et après on vient me dire que j’ai pris beaucoup de retard.

J’en revient à mon livret scolaire pour vous parler de mes notes. Je suis sortie de l’école obligatoire en 1992. J’ai fais toutes mes classes en Suisse. Quand je suis allée à l’école les classes étaient de la première année à la neuvième et les notes de la meilleure 6 à la plus mauvaise 1. J’ai fais deux fois la troisième et je suis sortie de l’école en huitième année. Ma moyenne en français deux et demi et en math deux ! Je trouve incroyable que je sois sortie de l’école avec de telles notes ! C’est grave ! Je me rends compte que mes problèmes je les avais déjà à l’école. image

mardi, janvier 22 2008

Prof sévère / chapitre 2

imageQuand, j’arrive en quatrième année c’est encore plus difficile. Je me retrouve avec une prof encore plus sévère. Je me souviens très bien de cette prof. Elle avait de grosses bagues aux doigts et avec elle nous donnait des coups sur la tête. En plus, cela devient de plus en plus difficile de rentrer à la maison car j’ai beaucoup de mauvaises notes. Les coups m’attendaient ! Mon problème, c’est que j’avais peur de rentrer à la maison mais j’avais aussi peur d’aller à l’école. A partir du moment ou j’ai redoublé la troisième année ma « mère » voulait absolument me mettre en classe auxiliaire « classe pour enfants qui ont des problèmes » se qui n’a jamais marché. Je passais toutes mes classes à quelques centièmes. J’avais beaucoup de problèmes dans toutes les branches. Mais je savais aussi que si je décidais de réussir j’étais capable ! En quatrième année, j’étais adolescente et tout est devenu encore plus complexe. Je devenais une femme. A la maison, la situation était toujours très difficile. Je vivais très mal mon développement. image

Mes premiers pas à l'école/ chapitre 1

imageJe me rappelle de beaucoup de faits difficiles. Les premières fois que je suis allée à l’école enfantine j’étais très timide. Je restais souvent toute seule dans mon coin. Ensuite, je me souviens bien de ma troisième année puisque je l’ai redoublé. La prof était très dure. J’avais beaucoup de difficulté à comprendre les cours. Les devoirs étaient une partie très pénible. Le contexte familial ne me permettait pas de faire mes leçons tranquillement. Je suis la deuxième de cinq enfants et l’ambiance à la maison était toujours très tendue. Profondément, je détestais l’école parce que la plupart du temps je recevais des coups à la maison ou alors on me disait que j’étais capable de rien. En fait, j’ai subi beaucoup d’humiliations en classe. Je ne comprenais vraiment pas comment je devais travailler. Quand j’avais une mauvaise note on me disait « Il faut travailler ! » Et quand j’avais une bonne note on me disait « Arrête de tricher » A la maison cela n’était pas mieux ma mère me disait « Tu n’arrive à rien faire sans qu’il y est quelqu’un derrière toi ! » J’ai appris mes tables de multiplications à la maison. Cela se passait souvent après le repas de midi mon « père » venait avec moi dans ma chambre et là à chaque erreur un coup ! image